Une polémique a entouré la célébration de Justes de Vendôme, le couple Philippeau, qui a sauvé de la mort deux fillettes juives et leur mère pendant le régime de Vichy. Le report de la cérémonie après les élections municipales de 2026 a en effet été envisagé par le maire de Vendôme avant qu’une date, la semaine du 15 juin 2025, soit finalement trouvée au vu des réactions indignées de part et d’autre.
Le collectif inter-organisations Palestine 41 condamne le racisme qui s’exprime dans la déclaration explicative du maire, qui parle de « sensibilités particulières au sein de diverses communautés ». Un autre problème se pose : il faut savoir que lundi 16 juin, un représentant de l’État d’Israël sera présent, l’ambassadeur d’Israël en France, le drapeau israélien flottera, et l’hymne israélien sera joué, car se sont les autorités israéliennes qui décident de la reconnaissance des Justes. Comme le rappelle l’Union Juive Française pour la Paix, le problème qui est posé à Vendôme c’est bien celui de la captation qui est faite par l’État d’Israël de la question de la résistance au génocide juif.
Or mettre Israël à l’honneur au cours de cette célébration est inacceptable, particulièrement au moment où cet État massacre depuis 20 mois le peuple palestinien. La Cour Internationale de Justice a reconnu le caractère plausible de génocide à Gaza, deux dirigeants d’Israël, Benjamin Netanyahou et l’ancien ministre de la défense Yoav Gallant, sont sous le coup de mandats d’arrêt de la Cour Pénale Internationale pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis à Gaza. Le blocus et le contrôle par l’armée israélienne de l’aide humanitaire devant arriver à Gaza ne laisse plus aucun doute sur les velléités de Netanyahou de détruire le peuple palestinien.
Si la cérémonie du lundi 16 juin pose problème pour les raisons évoquées, ce n’est bien évidemment pas le cas du témoignage qu’apportera Arlette Testyler mardi 17 juin devant des collégiens et collégiennes.




