C’est autour de cette anagramme réaliste que l’UD CGT 41 et l’ANDEVA, l’Association nationale de défense des victimes de l’amiante et autres maladies professionnelles, coorganisent une journée d’accueil du public le lundi 28 avril 2025, dans les locaux de la CGT, maison des syndicats de Blois, à l’occasion de la Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail.
Chaque jour, en France, 5 travailleur·ses meurent au travail. On dénombre 1400 mort·es par an dans les seuls régimes général et agricole, sans même comptabiliser les décès parmi les fonctionnaires ou les travailleur·ses dits indépendant·es, comme les livreur·ses de plateformes type UBER ou Deliveroo.
Ces chiffres, partie émergée de l’iceberg, font de la France la plus mauvaise élève d’Europe, reflet d’une dégradation constante et dramatique des conditions de sécurité et de santé au travail, dans l’indifférence des pouvoirs publics. On est loin de l’effroi de la catastrophe minière de Courrières de 1906 (1099 victimes).
Par sa politique de libéralisation de l’économie à outrance et de désengagement progressif des institutions en charge de la protection de la santé et de la sécurité au travail, le gouvernement persiste dans une hypocrisie. Face à la grogne des travailleur·ses et à la pression des médias dénonçant cette situation alarmante, la seule réponse concrète du système a été… une campagne de publicité sur les mort·es au travail, invitant à la vigilance.
Derrière les chiffres, ce sont des vies brisées, des familles frappées, des travailleurs et travailleuses blessé·es ou rendu·es malades par leur travail. La situation est alarmante : 135 000 licenciements pour inaptitude chaque année. Plus d’un accident du travail sur deux n’est pas déclaré. À peine une maladie professionnelle sur dix est reconnue. Et, quand bien même la reconnaissance est obtenue, les malades se retrouvent bien souvent précarisé·es, avec pour seule ressource le RSA, alors même que la maladie est directement liée à leur activité professionnelle.
Certaines entreprises empêchent la déclaration des accidents du travail ou des maladies professionnelles : pressions sur les salarié·es, culpabilisation, menaces sur l’emploi, pratiques de dissimulation ou de requalification des accidents. Ces politiques patronales de déni participent activement à l’invisibilisation des atteintes à la santé liées au travail, dans une omerta inacceptable !
Ce manque de reconnaissance et d’indemnisation pèse lourdement sur la branche maladie de la Sécurité sociale, alors que ces situations devraient relever de la branche ATMP (accidents du travail et maladies professionnelles) excédentaire.



