Feuillette et la CGT : du tribunal… aux urnes

04/02/2026


La société Feuillette, l’un des leaders de la boulangerie-pâtisserie, s’est désistée dans un conflit qui l’opposait à l’union départementale de la CGT. Les élections au comité social et économique se sont bien tenues jeudi 29 janvier 2026.

Le dossier avait été renvoyé au 29 janvier 2026.  À partir de 11 heures, ce jeudi, le tribunal judiciaire s’est donc penché sur les conditions de désignation d’un responsable de section syndicale au sein de l’entreprise Feuillette. Juste avant l’audience, une trentaine de militants CGT ont manifesté leur soutien à l’un de leurs camarades dont les attributions syndicales sont contestées par son employeur.

La SAS Feuillette production (190 employés) – basée à La Chaussée-Saint-Victor et connue pour ses boulangeries-pâtisseries –, avait déposé une demande auprès du tribunal judiciaire à la suite de la désignation par l’union départementale CGT, en septembre 2025, d’un responsable de section syndicale dans l’entreprise.

« Extinction de l’instance »

Mais, surprise, lors de l’audience : « L’avocat a confirmé le désistement sans réserve des établissements Feuillette. Cela veut dire qu’ils retirent leur action. Il n’y a donc plus de procédure en cours », raconte Didier Calvo, secrétaire général de l’union départementale de la CGT.

Selon nos informations, il y a bien une extinction de l’instance par désistement du demandeur. La raison : les élections, le jour même, au comité social et économique (CSE) – instance de représentation du personnel dans l’entreprise.

Ces élections ont donc bien eu lieu jeudi 29 janvier. « Ce scrutin se tient parce que la CGT l’a exigé, tient à rappeler Didier Calvo. Cette journée est une bonne journée car les salariés peuvent s’exprimer. » Face à la CGT, une liste CFDT s’est constituée, à partir du déclenchement du processus électoral.

« Des élections professionnelles sont organisées aujourd’hui par la direction de la société. Aussi, nous tenons à respecter un strict devoir de neutralité. Dans ces conditions nous ne souhaitons pas communiquer aujourd’hui », s’est contentée de répondre la société Feuillette.

 

Source : La Nouvelle République

Auteur : Adrien PLANCHON