En avril dernier et jusqu’à la veille du 1er mai, le gouvernement était à l’offensive pour s’attaquer à une conquête sociale arrachée par la lutte des travailleurs et des travailleuses de tous les pays. Face à la mobilisation unanime des syndicats, Lecornu a dû retirer son projet de loi réactionnaire visant à supprimer le 1er mai seul jour férié, chômé, payé et protégé du lien de subordination. Les membres du gouvernement ont voulu mettre au pas l’inspection du travail et sont aller jusqu’à afficher leur soutien aux patronnes et aux patrons qui violeraient le code du travail.
Mais le patronat ne renonce pas puisque le sénat examine aujourd’hui la proposition de loi remettant en cause le caractère chômé du 1er mai. Non le 1er mai n’est pas payé double aujourd’hui, au-delà de cette escroquerie et de la mobilisation de ce jour à Paris et dans les territoires, nous devons sur chaque lieu de travail, dans chaque entreprise rappeler et exiger que le 1er mai doit rester chômé et payé.
L’urgence n’est pas de travailler plus pour gagner un peu plus mais bien d’obtenir des augmentations générales des salaires et des pensions et de bloquer le prix des carburants.
L’augmentation « mécanique du Smic » de 2,41 % (du fait notamment de l’inflation à 2,2 %), fait qu’un nombre croissant de branches ont des grilles de salaires qui débutent en dessous du Smic. Le mécanisme des allègements de « charges » dite réduction Fillon jusqu’à 3 fois le Smic, que le patronat veut maintenir à tout prix, ne fait qu’amplifier ce phénomène de « trappe » aux très bas salaires.
C’est dans ce contexte que les salarié·es ont le plus besoin d’un syndicat CGT et d’un syndicat offensif dans leur entreprise car ce n’est pas augmenter le temps de travail qu’il faut, c’est :
- Bloquer le prix du carburant
- Augmenter le SMIC à 2200 € brut,
- Rouvrir des NAO dans toutes les entreprises pour obtenir de véritables augmentations générales de salaires, gagner l’égalité salariale et vivre dignement de son travail
- Dégeler le point d’indice de la Fonction publique et rattraper la perte de pouvoir d’achat qui date de 2020 (12,5 % de perte sur le SMIC).
- Exiger une loi pour indexer les salaires sur les prix et les pensions sur les salaires.